L’Hermine habite presque toute la France, elle est commune dans le Nord et une partie du Centre, plus rare dans l’Ouest et le Midi, assez répandue en Suisse et inconnue en Provence.
Bien moins connue que la Belette avec laquelle on la confond, elle vit dans les bois, les taillis rocailleux, les haies touffues, s’introduit dans les greniers et donne la chasse à tous les petits rongeurs jusqu’au lièvre, aux oiseaux, aux lézards, mange les œufs, mais attaque rarement les volailles. Elle fait une telle guerre aux lapins qu’elle pourchasse au fond de leurs terriers qu’en certaines garennes elle les détruit jusqu’au dernier en peu de temps. On trouve souvent des œufs de poule bien cachés dans quelque endroit retiré. C’est l’Hermine ou la Fouine qui les ont ainsi transportés et dissimulés pour les retrouver en cas de besoin; et on se demande comment un si petit animal peut porter si loin, sans le briser, un objet aussi difficile à saisir qu’un gros œuf de poule.
La femelle met bas, en avril et mai, cinq à six petits, le plus souvent dans une cavité basse d’arbre, car elle grimpe mal.
Cette espèce varie beaucoup de taille; les individus du Nord sont beaucoup plus grands que ceux du Centre.
Sa fourrure d’été ne peut servir à rien, mais celle d’hiver a une valeur importante.
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BELETTE PUTOIS
Le Putois, long de 0m40 (queue 0m17), a le pelage brun noirâtre en apparence, mais ce pelage est composé d’une épaisse fourrure jaunâtre surmontée de longs poils noirâtres; les oreilles sont petites, bordées de blanc; entre l’œil et l’oreille une grande tache blanchâtre; une bande blanchâtre entourant les lèvres et s’élargissant un peu de chaque côté du nez et sous le menton; la queue noire. Des glandes placées près de l’anus répandent une odeur pénétrante.
C’est une espèce commune partout en France, en Belgique et en Suisse, dans les bois, les lieux couverts de rochers et de carrières abandonnées, et même exceptionnellement dans les greniers des fermes. Le mâle et la femelle vivent ensemble pendant la plus grande partie de l’année.
Surtout à la nuit, le Putois sort de l’arbre creux, du trou de rocher, du tas de pierres ou du terrier de lapin qui lui sert de demeure pour aller à la recherche des rongeurs, oiseaux, grenouilles, serpents ou mollusques qui composent sa nourriture. Quand il est dans le voisinage de fermes, il s’introduit dans les poulaillers pour y manger les œufs, et dans les garennes il est la terreur des lapins.