Chèvre Bouquetin
Capra ibex
Famille des Capridés
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CHÈVRE BOUQUETIN
Le Bouquetin a les cornes très longues, curvilignes, arquées en arrière, noueuses, comprimées, le pelage brun roussâtre avec poil long et grossier en hiver, plus ferme et plus fin en été sur le dessus, le ventre blanc, une raie brune sur le dos, le menton, le devant des yeux et le tour des narines fauves. La femelle plutôt d’un gris roussâtre en été est d’un gris jaunâtre en hiver. Les oreilles sont blanches en dedans, assez grandes, pointues; la queue courte, brune. Il est à remarquer que les cornes de la femelle sont assez analogues à celles d’une chèvre domestique, tandis que celles du mâle sont parfois gigantesques, penchées en dehors et décrivant une courbe régulière, atteignant jusqu’à un mètre de longueur, ou un peu contournées en forme de lyre avec les deux pointes revenant en dedans. La longueur du corps est de 1m50; la hauteur au garrot de 0m75.
Le Bouquetin n’a jamais habité que les montagnes, mais il a été autrefois assez commun, tandis qu’il est aujourd’hui extrêmement rare et tout fait croire que bientôt il aura disparu. Déjà, il n’existe plus en Suisse.
Dans les Alpes françaises, c’est à peine si on pourrait en trouver deux ou trois petits troupeaux dans les endroits les plus inaccessibles. Dans les Pyrénées, où la race est un peu différente, l’animal ayant les cornes plutôt tournées en forme de lyre, le pelage marron, les lèvres, joues, oreilles, cou, fesses et cuisses jaune d’ocre foncé, la robe comme marbrée par des mèches de poils bruns, on connaît l’existence de quelques bandes peu nombreuses. Comme le chamois mâle, les vieux Bouquetins vivent solitaires, les autres se tiennent cachés ensemble durant le jour dans les lieux escarpés et ne viennent que la nuit brouter les plantes, les écorces et les bruyères des forêts et pâturages. Ils peuvent sauter et grimper merveilleusement au milieu des rochers et des précipices et se gardent aussi bien que les chamois.
L’accouplement a lieu en janvier et la femelle fait, vers le mois de juin, un seul petit qu’elle défend au besoin contre les attaques des aigles qui sont, avec l’homme, les seuls ennemis de l’espèce.