Les ombres de la mort excitent mes tourmens,

Et pour m'épouventer sortent des monumens.

N'aurez-vous jamais fait, tristesses volontaires,

Soupçons, craintes, remords et pensées téméraires?

Ah! vous m'avertissez, vous sentez approcher

Le Destin, que les Dieux ne sçauroient empêcher.

Ni conseil ni valeur ne m'en peuvent défendre,

Et je ne dois mourir que de la main d'un gendre.

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Les trois premiers actes ne contiennent qu'une longue exposition, sans incident ni péripétie qui rompe ces interminables tirades, toujours pleines d'horreur, de terreur, de Dieux inexorables, d'atteintes mortelles, de funeste langage et d'oracles décevants… On rencontre cependant quelques vers énergiques, au milieu de cet amas confus de tragiques desseins et de funèbres discours. Quand Danaüs s'est décidé à tout oser pour écarter de sa tête le danger qui le menace, il s'écrie: