D'une sensible mort fait voir la violence(?)…

Nous épargnerons au lecteur la fin de ce récit, dans lequel les détails horribles sont prodigués, jusqu'à nous représenter l'une des victimes, le beau Polyctor, qui, blessé seulement et ne pouvant plus se soulever,

Mordoit ses propres bras, tardifs à la défense.

L'acte se termine par une scène fort dramatique, entre Hypermnestre et Danaüs, qui reproche violemment à sa fille de n'avoir pas obéi à ses ordres sanguinaires. Nous en détacherons seulement ce morceau, en faisant remarquer combien une pareille situation nous semble contraire aux règles de bienséance morale qui devraient régir le théâtre: un père maudissant sa fille parce qu'elle n'a pas voulu commettre un assassinat:

DANAÜS.

Quoi! vous craignez pour lui? La preuve est toute claire

Que vous n'eûtes jamais le dessein de me plaire,

De tenir mon parti, ni de me conserver,

Puisqu'en m'abandonnant vous le voulez sauver;

Et votre feinte humeur fait toute ma colère!