Et pardonne à Philis le mal que fait sa veüe,

S'il est vray que son cœur n'en soit pas innocent.

II

Si je vous suis fâcheux, je le suis à moy-mesme,

Sans trouver de remède à mon cruel tourment.

Mais je veux me résoudre à suivre constamment

Vostre humeur et vos loix, dont l'empire est supresme.

Que ma peine s'augmente, et qu'elle soit extresme,

J'imposeray silence à mon ressentiment;

Et vous n'en verrez pas un signe seulement,