Il y a peu d'exemples, dit Rosteau, dans ses Sentiments sur quelques livres qu'il a lus, «de poëtes qui ayent fini leurs travaux par des épigrammes, qui, pour l'ordinaire, sont formées de pointes d'esprit et d'un feu qui convient mieux à un jeune homme qu'à des poëtes usés et avancés en âge». Mais il ajoute «qu'on peut excuser M. de Gombauld de s'être appliqué à ce genre d'écrire, dans la dernière partie de sa vie, sur ce que la plupart de ses épigrammes sont plutôt des censures des vices et des mœurs corrompues de son temps, que de ces galanteries qui se font ordinairement pour les dames». Gombauld avait en effet plus de quatre-vingts ans, lorsque, en 1657, il publia son Recueil; nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit de ces petites œuvres, lors de la publication des premières en 1646.

Nous citerons seulement quelques-unes des nouvelles, celles surtout qui peuvent donner une idée des principales préoccupations de l'esprit de Gombauld pendant sa vieillesse:

I

Royautez partout redoutées,

Mes pointes vous ont respectées,

Vous, et vos Ministres aussi.

Car vostre gloire est mon soucy,

Et je n'ay pour vous que des roses.

Mais vous pensez à tant de choses,

Que vous ne pensez point aux vers