Hiva! hiva!...
Avez-vous vu le vaisseau mort,
Mât noir et voile rouge?
Un homme pâle veille à bord
Sans que jamais il bouge:
Hui!... quel sifflement
Hui!... quel bruit du vent
Hiva!...
Il doit fuir sur les flots
Et sans fin, sans merci, sans repos!
Dans son malheur
L'instant peut venir de la délivrance
S'il trouve un cœur
Qui jusqu'à la mort l'aime avec constance.
Pauvre marin
Exauçant ma prière,
Le ciel j'espère
Te le fera trouver enfin!
(Vers la fin Senta se tourne vers le portrait. Les jeunes filles écoutent avec intérêt. Marie a cessé de filer.)
II
Doublant un cap, il blasphémait,
En vain la foudre gronde,
Je veux lutter quand ce serait
Jusqu'à la fin du monde!
Hui! Satan bientôt
Hui! l'a pris au mot!
Hiva!
Son arrêt est d'errer sur les flots
Sans merci, sans repos!
Dans son malheur,
L'instant peut venir de la délivrance.
L'ange sauveur
En lui du salut a mis l'espérance.
Pauvre marin,
Exauçant ma prière
Le ciel j'espère
Te le fera trouver enfin!
LES JEUNES FILLES.
Pauvre marin,
Exauçant ma prière
Le ciel j'espère
Te le fera trouver enfin.
SENTA.
(Après que les Jeunes Filles ont répété le refrain, elle continue avec une émotion croissante.)