- Dois-je parler pour toi?

- Tu le peux, murmura-t-il. A toi mon coeur est ouvert….

- Tu m'aimes, Sabadil?

- Oui, Mardona, je t'aime!»

Le coeur du jeune paysan battait à se rompre. Il regardait l'étrangère d'un oeil suppliant, comme pour lui demander pardon.

« Je ne sais que faire de toi, dit-elle en plissant les lèvres dédaigneusement.

- Tu es fâchée contre moi?

- Non.

- Mais toi, tu ne m'aimes pas? »

Il fit un mouvement, qu'elle interpréta à faux. Elle étendit la main vers lui, d'un geste menaçant. Ne m'approche pas, homme, si le salut de ton âme t'est cher. Tu as déjà assez péché.