Wasilewski vit briller le pied sous la sombre fourrure qui enveloppait les divins membres de l'artiste, et tressaillit.
—Eh bien, vous ne voulez pas le baiser? dit-elle avec un sourire enchanteur. Elle était vraiment belle, en ce moment.
Le jeune homme se prosterna devant elle et pressa ses lèvres brûlantes sur le marbre glacé qu'elle lui présentait, une fois, deux fois. Puis il mit son front contre terre et, avant qu'elle n'eût pu l'empêcher, saisit le pied et le posa sur sa nuque.
—Laissez-moi être votre esclave, pour toujours.
La Schrœder retira vivement son pied.
—Levez-vous, ordonna-t-elle. Vous ne pouvez pas être mon esclave.
—Non, non, je ne dois pas.
Il restait toujours à genoux et la contemplait en extase. Enfin, il revint à lui, baisa une fois encore, avec une tendresse passionnée, le pied de Sapho et sortit précipitamment.
Sophie Schrœder demeura immobile, le front appuyé dans sa main, et perdue dans ses pensées.