- Oh! j'en sais plus que vous ne pensez.
- Quoi, par exemple?
- Que vous vous promenez parfois la nuit dans les rues et que vous vous déguisez de façon à être méconnaissable."
Nouveau rire sonore de Dragomira.
"Alors je comprends, s'écria-t-elle, que les voleurs et les assassins ne soient pas découverts, puisque la police ne sait rien faire de mieux que de s'occuper des jeunes filles amoureuses. C'est on ne peut plus charmant."
Son rire éclatant recommença et durait encore lorsque Henryka entra et lui sauta au cou.
"C'est encore moi qui ai raison, pensa le commissaire de police, l'affaire est aussi innocente que possible, et le jésuite qui a la prétention d'être plus fin que moi, voit tout bonnement des fantômes en plein midi.
- Qu'as-tu? demanda Henryka, tu sembles singulièrement gaie.
- M. Bedrosseff vient de me raconter une histoire des plus comiques, reprit Dragomira. Mais revenons à notre sujet.
- Pardon, ma communication était absolument confidentielle.