Le jésuite, rouge et tremblant, s'était relevé, et d'un air anéanti regardait tantôt Dragomira, tantôt le comte.
La jeune fille eut l'habileté de venir à son aide quand il en était encore temps.
"Laissez donc le Père en repos, s'écria-t-elle; je l'aime bien mieux que vous; nous nous entendons maintenant parfaitement, n'est-ce pas? et rien ne pourra troubler notre amitié, ni vos railleries, cher comte, ni votre jalousie.
- Oui, pour vous faire enrager, dit Glinski, je veux me mettre à faire sérieusement la cour à Dragomira."
Il lui prit la main, et y appuya deux fois ses lèvres avec passion.
Dragomira se leva, prit son bras, et le conduisit à la fenêtre.
"Laissez-nous, dit-elle à Soltyk, nous avons un petit secret entre nous.
- Vous ordonnez?… demanda doucement Glinski.
- Ce qui est convenu est convenu.
- Dans un mois, vous serez comtesse Soltyk."