- 3648. Alexandre-le-Grand.
- 3650. Bataille sur le Granique.
- 3651. Bataille d'Issus.
- 3653. Conquête de l'Égypte; fondation d'Alexandrie.
- 3653. Bataille d'Arbelles; la Perse, et tous les états qui en
- dépendent, sont soumis aux Grecs.
SUCCESSEURS D'ALEXANDRE.
- 3660. Philippe Aridée et Alexandre Egéus.
- 3677. Partage de la succession d'Alexandre; Cassandre usurpe le
- gouvernement des Macédoniens et Grecs.
Voyez [Égypte, deuxième époque;] [Cappadoce], [Parthes], [Syriens], [le Pont], [Bythinie], [Galatie], [Pergame], [Lacédémone], [Argos], [Corinthe].
- 3680. Antipater et Alexandre.
- 3690. Démétrius Poliorcète.
- 3697. Pyrrhus.
- 3698. Lysimaque.
- 3702. Arsinoé, veuve de Lysimaque.
- —— Seleucus Nicator.
- 3703. Ptolémée Ceraunus.
- —— Méléager.
- 3704. Antipater.
- 3704. Sosthène.
- 3705. (anarchie).
- 3706. Antigone Gonatas.
- —— Ravages des Gaulois.
- 3742. Démétrius II.
- 3752. Antigone Doson.
- 3763. Philippe.
- 3787. Bataille près Cynocéphale.
- 3806. Persée.
- 3816. —— Prisonnier des Romains.
- 3832. Pseudo-Philippe.
- 3838. Pseudo-Alexandre. La Macédoine et la Grèce conquises par les
- Romains; la Macédoine devient province romaine.
CULTE DES GRECS ANCIENS.
Les premiers hommes qui ont habité la Grèce ne reconnaissaient point d'autres dieux que le ciel, les astres et les élémens. Le polythéisme qu'ils reçurent ensuite des Égyptiens, et qu'ils agrandirent eux-mêmes, peut se réduire à l'unité d'un seul principe. Jupiter est, selon eux, l'âme du monde, qui prend des noms différens selon les effets qu'il produit; dans les espaces éthérés, on l'appelle Jupiter; dans la mer, Neptune; dans la terre, Pluton; aux enfers, Proserpine; dans l'élément du feu, Vulcain; dans le soleil, Phœbus; dans les devins, Apollon; dans la guerre, Mars; dans la vigne, Bacchus; dans les moissons, Cérès; dans les bois, Diane; dans l'air, Junon; dans les sciences, Minerve. Toute cette foule de dieux et de déesses adorés par les Grecs ne sont que le même Jupiter, dont on exprime les différentes vertus par des noms différens.
La nation grecque, la plus polie de toutes les nations idolâtres, était la seule qu'on ne qualifiât pas du nom de barbare. Les Grecs avaient leurs fêtes, leurs mystères, leurs prêtres, leurs prêtresses, leurs sibylles et leurs prophètes qui rendaient des oracles; leurs augures qui devinaient les choses futures par le chant et le mouvement des oiseaux; des temples, dont les plus fameux étaient celui de Jupiter olympien en Elide, celui d'Apollon à Delphes, à cause des oracles qu'on y rendait, celui de Minerve à Athènes, et celui de Diane à Éphèse. Les Grecs sacrifiaient à leurs dieux des victimes d'animaux, et l'on voit à regret qu'ils leur offraient aussi quelquefois des victimes humaines.