(A CONSTANTINOPLE.)

Voyez [Grèce, troisième époque].

EMPEREURS LATINS OU FRANÇAIS.

(A CONSTANTINOPLE.)

CULTE DES GRECS MODERNES.

Dès les premiers temps du Christianisme, l'Évangile est répandu dans la Grèce; mais le culte catholique n'y est autorisé que l'an 324, époque de la conversion de l'empereur Constantin-le-Grand, qui abolit l'idolâtrie et détruit les temples dans tous les pays de son empire. L'an 857 il s'opère en Grèce un schisme fameux à l'occasion de l'intrusion de Photius, faux patriarche de Constantinople qui, ayant été déposé par un concile et ne pouvant se faire reconnaître par le Pape, se mit à la tête de l'Église grecque. Les schismatiques grecs nient la divinité du Saint-Esprit, et ne reconnaissent point la primauté du Pape, qu'ils ne regardent que comme le patriarche des Latins. Ils ont quatre patriarches, celui de Constantinople, celui d'Alexandrie, celui d'Antioche et celui de Jérusalem.

Les Russes, qui se sont faits chrétiens l'an 988, ont embrassé le schisme des Grecs, qui existait alors depuis 131 ans, et qui dure encore.