L'an 240 de J.-C., les Francs s'établissent dans la Gaule.

Voyez [Francs ou Français], page 52.


CULTE DES CELTES.

Les Celtes se disaient descendus de Pluton; c'est pour cela qu'ils comptaient les espaces du temps, non par les jours, mais par les nuits. Leur culte était très-superstitieux; ils adoraient les mêmes dieux que les Romains, quoique sous des noms différens; car Mercure était leur Theutatès, Mars était Héus ou Hésus, et Jupiter, Taramis. Ils appelaient Hercule, Ogmius; Apollon, Belenus ou Abellio, et Pluton, Sérapion. Ils attribuaient à Mercure l'invention des arts, à Apollon la guérison des maladies, à Jupiter le gouvernement des cieux, et à Mars celui de la guerre. Ils honoraient Hercule, qui les avait policés. Ils craignaient Saturne et lui immolaient des victimes humaines, ainsi qu'à Mercure, qu'ils représentaient souvent sans sexe. Ils avaient emprunté des Romains le culte de beaucoup d'autres dieux, même celui du Mithras des Perses, et celui d'Isis, divinité des Égyptiens, qui avait un temple à Paris. La déesse Néhallennie, et autres divinités, ne sont connues que de nom.

Il y avait chez les Celtes trois sortes de gens fort considérés: les Bardes, qui étaient poètes et chanteurs, les Vates, qui sacrifiaient et étudiaient les choses naturelles, et les Druides, qui avaient l'administration des choses divines. Les Druides avaient un chef élu par les armes, et qui avait toute autorité sur les peuples. Ils s'assemblaient dans un bois sacré, au pays des Carnutes, dans le milieu de la Gaule, et là, on leur déférait le jugement de toutes les affaires publiques et particulières; ils exerçaient la divination par l'inspection des victimes humaines; ils croyaient que les âmes et le monde sont incorruptibles, qu'après la mort les âmes passent dans d'autres corps humains, et qu'il y aura un temps où l'eau et le feu prédomineront.

FRANCS ou FRANÇAIS.

Voyez [Gaulois], page 48.