CULTE DES PERSES.

Ils n'avaient ni statues, ni temples, ni autels. Ils montaient sur les plus hautes montagnes pour sacrifier à Jupiter ou le ciel, et aux élémens. Ils appelaient le soleil Mithras, et ils lui immolaient des victimes humaines. Le culte de Mithras fut très-célèbre; il se répandit chez les Romains et même chez les Gaulois. Il fallait passer par quatre-vingt sortes de supplices pour mériter l'initiation aux mystères de Mithras. Leurs mages ou prêtres, dont le plus ancien est Zoroastre, blâment ceux qui font des idoles et qui admettent des dieux de l'un et de l'autre sexe. Ils admettaient un bon principe, Jupiter ou Oromaze, et un mauvais principe, Pluton ou Arimane; Mithras tenait le milieu. Les deux principes devaient se faire la guerre pendant six mille ans; à la fin, le mauvais principe serait vaincu, et alors les hommes seraient heureux et n'auraient plus besoin de manger.

PERSE.

DEUXIÈME ÉPOQUE.

Depuis la fondation du second empire par Artaxerxes, chef de la dynastie des Sassanaïdes, jusqu'au temps de la conquête de la Perse par les Arabes mahométans.

Ans
de J.-C.

A cette époque, un grand nombre de Perses s'étaient soumis au christianisme; les autres étaient ou juifs, ou idolâtres du culte des Romains; mais le mahométisme se répandit dans leur pays, et donna bientôt l'exclusion aux autres cultes. La Perse n'était plus un état général et indépendant; elle était sous la domination des califes, et gouvernée par plusieurs familles souveraines, dont les chefs prirent d'abord le titre de califes, et ensuite celui de sultans. Cet état de choses continua jusqu'au temps où Ismaël Sophi, mahométan, de la secte d'Ali, ayant vaincu les Turcomans et les autres familles qui commandaient en Perse, y fonda le nouvel empire.

Voyez [Perse, troisième époque, ou Perse moderne.]