HÉMISPHÈRE NORD.

Les peuples de ces contrées avaient, au temps de leur découverte par les Européens, des gouvernemens, des lois et des religions; mais on n'a trouvé chez eux aucune chronique qui puisse servir à leur histoire. Ils reconnaissaient presque tous un Dieu créateur, et l'immortalité de l'âme; la plupart croyaient à la résurrection universelle, au bon et au mauvais principe, et sacrifiaient au soleil des animaux et des captifs. Quelques-uns étaient circoncis, pratiquaient la confession et autres exercices des Chrétiens, et l'on croit qu'ils avaient une idée confuse du déluge. Il y avait au Mexique des temples magnifiques. Les prêtres, qui étaient aussi médecins et prophètes, pratiquaient la magie et les évocations; ceux de la Virginie possédaient une langue savante qui n'était entendue que du sacerdoce. Dans le cours du seizième siècle, les Européens, ayant fondé des établissemens dans ces pays, y ont porté le Christianisme; cependant il y a une foule de peuplades indigènes et errantes qui sont encore dans l'idolâtrie; on les évalue à 500,000 pour l'hémisphère nord.

HÉMISPHÈRE SUD.

On a découvert chez les peuples de cet hémisphère, des gouvernemens et des religions, comme chez ceux de l'hémisphère nord, avec les mêmes pratiques, les mêmes institutions sacerdotales, et la même croyance à l'immortalité. Les peuples du Pérou avaient bâti au soleil des temples magnifiques; leurs prêtres, appelés Incas, et successeurs de Manco-capac, leur législateur, fils du soleil, avaient des cordes nouées qui leur tenaient lieu d'écriture. Les Européens qui se sont établis dans ces contrées, au seizième siècle, y ont porté le christianisme. On évalue à 400,000 âmes les peuplades errantes de l'hémisphère sud, qui sont encore dans l'idolâtrie.

V.

OCÉANIE.