—Non, merci! dit Joseph. Je crois que je vais plutôt rester quelques jours chez vous, et me faire escompter mon billet avant de repartir.

—Vous ne resterez pas un jour de plus dans ma maison! s'écria M. Watts. C'est la dernière fois que vous aurez eu un lit aux Armes de Tregonwell!

—J'entends rester chez vous! répliqua M. Finsbury. Les lois de mon pays me donnent le droit de rester. Faites-moi sortir de force, si vous l'osez!

—Alors, payez votre note! dit M. Watts.

—Prenez ceci! cria le vieillard, lui fourrant en main le chèque négociable.

—Ce n'est pas de l'argent légal! répondit M. Watts. Vous allez sortir de chez moi, et tout de suite!

—Je ne saurais vous donner une idée du mépris que vous m'inspirez, monsieur Watts! reprit le vieillard, comprenant qu'il devait se résigner aux circonstances. Mais, dans ces conditions, je vous préviens que je me refuse à payer votre note!

—Peu m'importe ma note! répondit M. Watts. Ce qu'il me faut, c'est votre départ d'ici!

—Eh bien! monsieur, vous serez satisfait!—prononça emphatiquement M. Finsbury. Après quoi, saisissant sa casquette à visière pointue, il se l'enfonça sur la tête.

—Insolent comme vous l'êtes, ajouta-t-il, vous ne voudrez peut-être pas m'indiquer l'heure du prochain train pour Londres?