— En est-il ainsi ? Eh bien alors, Seigneur duc, conclut Lord Foxham, avec votre bon plaisir, demain, avant que l’armée se mette en marche, je propose un mariage. Ce jeune écuyer…

— Jeune chevalier, interrompit Catesby.

— Vraiment, Sir William ? s’écria Lord Foxham.

— Je l’ai moi-même, et pour bons services, armé chevalier, dit Gloucester. Il m’a deux fois servi vaillamment, ce n’est pas la vigueur du bras qui lui manque, mais l’esprit de fer d’un homme. Il n’arrivera à rien, Lord Foxham. C’est un garçon qui se battra bravement dans la mêlée, mais il a un cœur de poule. Cependant, s’il doit se marier, mariez-le au nom de la Vierge, et qu’on n’en parle plus.

— Non, c’est un brave garçon… je le sais, dit Lord Foxham. Soyez donc heureux, Sir Richard. J’ai arrangé cette affaire avec maître Hamley, et demain, vous vous marierez.

Là-dessus, Dick jugea prudent de se retirer, mais il n’était pas sorti du réfectoire qu’un homme qui venait de descendre de cheval à la porte arriva, montant quatre marches d’un saut, et, passant à travers les serviteurs de l’abbaye, se jeta sur un genou devant le duc.

— Victoire, monseigneur ! s’écria-t-il.

Et, avant que Dick eût gagné la chambre qui lui fut réservée comme hôte de Lord Foxham, les troupes criaient de joie autour de leurs feux ; car le même jour, à moins de vingt milles, un second coup écrasant avait été porté à la puissance de Lancastre.

CHAPITRE VII
LA VENGEANCE DE DICK

Le matin suivant, Dick fut debout avant le soleil, se vêtit élégamment, grâce à la garde-robe de Lord Foxham, et, ayant eu de bonnes nouvelles de Joanna, alla faire un tour pour occuper son impatience.