«C’est chez le peuple le plus gai, le plus vif, le plus sensuel, le plus léger,—est-il besoin de nommer la France?—que cet ordre, seul entre tous, s’est maintenu intact à travers toutes les révolutions et il faut attribuer sa durée au sérieux profond que l’on ne peut méconnaître dans l’esprit qui l’anime et qui exclut toute considération secondaire. La décadence de la religion ne l’a pas atteint, car ses racines tiennent aux profondeurs de l’âme humaine bien plus encore qu’à quelque dogme positif.» (La Vie, l’Amour et la Mort p. 275, 276.)

[3] La Guerre des Camisards, mise en vers par Jean-Louis Guin.—En vente chez l’auteur, au Pont-de-Montvert (Lozère).—Prix: 3 francs.

I

MÉMOIRES DU CLUB CÉVENOL

Le «Bulletin illustré du Club Cévenol» publication trimestrielle, n’est pas fait pour relater les travaux de longue haleine que des correspondants érudits veulent bien consacrer à nos Cévennes.

Pour que le fruit de ces recherches ne soit pas perdu, la nécessité s’imposait de publier à part les plus remarquables de ces études; c’est de cette préoccupation qu’est née la série entreprise sous le titre générique: «Mémoires du Club Cévenol».

Histoire,—géographie,—archéologie,—récits et légendes,—recherches dans le sous-sol, les «Mémoires du Club Cévenol» ont un cadre assez large pour offrir l’hospitalité à tous ces genres de travaux. Il suffira que chacun des ouvrages présentés offre une originalité suffisante et un caractère local pour qu’il soit digne de figurer dans la collection.

Si le succès répond à nos espérances, chaque année la collection s’enrichira d’un volume du même format que le Bulletin. Chaque volume des «Mémoires» sera mis en souscription par l’un des groupes du Club Cévenol et le jour où le nombre de souscripteurs sera assez élevé, la publication aura lieu.

L’année 1901 inaugure la série de ces études et successivement paraîtront: