«En deux mots, mon ami, votre rôle vis-à-vis de ces deux fiancés est très simple! Ce qu'il me faut, c'est qu'ils reviennent brouillés ou, pour le moins, que cet étourneau de Georges perde en route ses illusions sur le compte de sa fiancée. Vous le savez, parbleu, un amoureux est un hypnotisé et un illusionné; eh bien! réveillons-le, désillusionnons-le!.. Quelques bonnes projections d'ombre sur l'objet brillant et l'étincellement cesse… Vous comprenez, n'est-ce pas? que j'ai d'autres vues pour mon fils: Mlle la sénatrice Coupard, de la Sarthe, ou la doctoresse Bardoz… Et même, ce qui arrangerait complètement les choses, si vous étiez adroit, vous l'épouseriez, vous, cette demoiselle, — je me chargerais de la dot, — ou vous la feriez épouser à La Héronnière… Il commence à être présentable, La Héronnière! Entendu, n'est-ce pas? En même temps, comme vous avez votre malade avec vous, songez aux expériences pour notre grande affaire, que tous ces tracas pour ces jeunes gens ne doivent pas nous faire oublier.
DERNIÈRES ARCHITECTURES NAVALES.-LES DONJONS FLOTTANTS
— Entendu, compris!» répondit Sulfatin.
Comme on le voit, si Philox Lorris avait eu l'air d'accorder à son fils la fiancée de son choix, il n'en avait pas moins conservé une arrière-pensée et il espérait bien, en fin de compte, que, le Voyage de fiançailles terminé de la bonne façon par un refroidissement et une rupture, le sang des Lorris, vicié par un ancêtre artiste, aurait l'occasion de se revivifier par l'alliance de son fils avec une doctoresse. Pour être bien certain d'amener une brouille entre les deux fiancés, il mettait auprès d'eux un homme sûr qui trouverait le moyen de désillusionner le jeune Lorris, de lui faire sentir les ennuis de ce mariage frivole.
ESSAIS DE RECONSTITUTION DES RACES ÉPUISÉES.
LA PLAGE DE KERNOËL.