Guillaume regarda son frère en dessous.
— Aussi, ce pauvre Bob en a le sang à la tête, fit-il observer.
Mme Samozane examina son fils aîné:
— C'est vrai, Robert, cette petite te donne trop de peine avec sa passion d'étude. Repose-toi donc.
— Ma tante, reprit Odette, après avoir jeté un coup d'oeil d'intelligence à son cousin, je vous répète que nous avons, en effet, beaucoup travaillé: même, nous nous sommes fiancés.
Un silence de stupeur accueillit ces paroles.
— Il est des plaisanteries, Odette… commença tante Bertrande avec sévérité.
— Qu'il ne faut pas faire, acheva Mlle d'Héristel sans se troubler; vous avez raison, tante, aussi suis-je très sérieuse.
M. Samozane se tourna vers sa pupille:
— Enfin, qu'y a-t-il de vrai dans tout ceci, ma fille, dis-le-nous sans ambages?