Un instant Gilberte se trouva près dAlbéric; il lappela, et sans lever les yeux sur elle:
Cest vous qui lisez cela? demanda-t-il froidement en
montrant le volume quelle avait apporté.
Oui, répondit-elle dune voix nette.
Il posa le livre sur un guéridon sans mot dire, mais son visage exprimait un dédain voisin du dégoût.
Puis, apercevant Edmée qui samusait à feuilleter les partitions de sa cousine, il reprit:
Je vous défends de laisser traîner ici cet ouvrage.
Vous me défendez? fit Gilberte avec hauteur.
Oui.
Et en même temps il la regarda de telle façon que limpérieuse enfant baissa les yeux.
Il possédait toujours sur elle la même influence, mais jadis dun mot il savait la calmer, tandis que maintenant!…