—Parce que si je t'aimais, quand tu aimerais un autre, cela pourrait mal tourner pour toi, moi, et l'autre.
—Voilà!....Tu es fou maintenant. Alors, je suis condamnée à rester avec toi, toute ma vie?
—Tranquillise-toi. Tu es libre. Tu me quitteras, quand tu voudras. Seulement, ce ne sera pas au revoir, ce sera adieu.
—Mais si je continue de t'aimer, moi?
—Quand on aime, on se sacrifie l'un à l'autre.
—Eh bien, sacrifie-toi!
Il ne put s'empêcher de rire de son égoïsme; et elle rit aussi.
—Le sacrifice d'un seul, dit-il, ne fait que l'amour d'un seul.
—Pas du tout. Il fait l'amour des deux. Je t'aimerai beaucoup plus, si tu te sacrifies pour moi. Et pense donc, Christli: comme, de ton côté, tu m'aimeras beaucoup, puisque tu te seras sacrifié, tu seras très heureux.
Ils riaient, contents de se donner le change sur le sérieux de leur dissentiment.