Plus franc, Christophe dit:
—Séparons-nous, mes pauvres amis. Nous ne sommes pas de force.
Les Reinhart pleurèrent.—Mais ce fut un soulagement pour eux, après qu'ils eurent rompu.
La ville pouvait triompher. Cette fois, Christophe était bien seul. Elle lui avait volé jusqu'au dernier souffle d'air:—l'affection, si humble soit-elle, sans laquelle aucun cœur ne peut vivre.
[1]Sobriquet, sous lequel des pamphlétaires allemands désignaient entre eux le Kaiser.
[2]Les anthologies de la littérature française, que Jean-Christophe emprunte à la bibliothèque de ses amis Reinhart, sont:
I.—Choix de lectures françaises à l'usage des écoles secondaires, par HUBERT H. WINGERATH, docteur en philosophie, directeur de l'École réale Saint-Jean à Strasbourg.—Deuxième partie: classes moyennes.—7e édition, 1902. Dumont-Schauberg.
II.—L. HERBIG et G. F. BURGUY: La France littéraire, remaniée par F. TENDERING, directeur du Real-Gymnasium des Johanneums, Hambourg.—1904. Brunswick.