—J'ai honte.

—Allez préparer le thé.

Il apporta dans la chambre la bouillotte et la lampe à alcool, pour ne pas perdre un instant de son amie. Elle, tout en cousant, regardait du coin de l'œil malicieusement ses gaucheries. Ils prirent le thé dans des tasses ébréchées, qu'elle trouva affreuses, avec ménagement, et qu'il défendit avec indignation, parce qu'elles étaient des souvenirs de la vie commune avec Olivier.

Au moment où elle partait, il demanda:

—Vous ne m'en voulez pas?

—De quoi donc?

—Du désordre qui est ici?

Elle rit.

—Je ferai l'ordre.

Quand elle fut sur le seuil, et près d'ouvrir la porte, il s'agenouilla devant elle, il lui baisa les pieds.