—Mon cœur est souillé.
—Arrache-le. Prends le mien.
—Seigneur, ce n'est rien de s'oublier soi-même, de rejeter son âme morte. Mais puis-je rejeter mes morts, puis-je oublier mes aimés?
—Abandonne-les, morts, avec ton âme morte. Tu les retrouveras, vivants, avec mon âme vivante.
—Ô toi qui m'as laissé, me laisseras-tu encore?
—Je te laisserai encore. N'en doute point. C'est à toi de ne me plus laisser.
—Mais si ma vie s'éteint?
—Allumes-en d'autres.
—Si la mort est en moi?
—La vie est ailleurs. Va, ouvre-lui tes portes. Insensé, qui t'enfermes dans ta maison en ruines! Sors de toi. Il est d'autres demeures.