—Non, je n'en ai pas.
—Comment voulez-vous, alors? Je ne peux pourtant pas vous peindre dans la rue.
—Vous m'avez dit que chez vous, vous êtes seule, presque tous les jours.
—Oui, les jours où maman travaille à l'usine... Mais je n'ose pas...
—Vous craignez qu'on nous voie?
—Non, ce n'est pas pour cela. Nous n'avons pas de voisins.
—Alors, qu'est-ce que vous craignez?
Elle ne répondit pas.
Ils étaient arrivés sur la place du tram. Quoiqu'il y eût autour d'eux d'autres gens qui attendaient, on les voyait à peine, le brouillard continuait d'isoler le petit couple. Elle évitait ses yeux. Il lui prit les deux mains, et lui dit tendrement:
—Ma chérie, ne craignez pas...