[5] Le grand-père Ludwig, l’homme le plus remarquable de la famille, celui à qui Beethoven ressemblait le plus, était né à Anvers, et ne s’établit que vers sa vingtième année à Bonn, où il devint maître de chapelle du prince-électeur.—Il ne faut pas oublier ce fait, si l’on veut comprendre l’indépendance fougueuse de la nature de Beethoven, et tant de traits de son caractère qui ne sont pas proprement allemands.
[6] Lettre au docteur Schade, à Augsbourg, 15 septembre 1787 (Nohl, Lettres de Beethoven, II).
[7] Il disait plus tard (en 1816): «C’est un pauvre homme, celui qui ne sait pas mourir! Quand je n’avais que quinze ans, je le savais déjà.»
[8] Nous citons aux textes quelques-unes de ces lettres.
Beethoven trouva aussi un ami et un guide en l’excellent Christian-Gottlob Neefe, son maître, dont la noblesse morale n’eut pas moins d’influence sur lui que la largeur de son intelligence artistique.
[9] A Wegeler, 29 juin 1801 (Nohl, XIV).
[10] Il y avait déjà fait un court voyage, au printemps de 1787. Il vit alors Mozart, qui semble avoir fait peu attention à lui.
Haydn, dont il avait fait la connaissance à Bonn, en décembre 1790, lui donna quelques leçons. Beethoven prit aussi pour maîtres Albrechtsberger et Salieri. Le premier lui enseigna le contrepoint et la fugue; le second lui apprit à écrire pour la voix.
[11] Il débutait à peine. Son premier concert à Vienne comme pianiste, eut lieu le 30 mars 1795.
[12] A Wegeler, 29 juin 1801 (Nohl, XIV).