[243] Le Temps, 2 novembre 1902.
[244] «Ne me reprochez pas, écrit-il à sa tante, la comtesse Alexandra A. Tolstoï, de m'occuper encore de ces futilités, au seuil de la tombe! Ces futilités remplissant mon temps libre et me procurent le repos des pensées vraiment sérieuses dont mon âme est surchargée.» (26 janvier 1903).
[245] Tolstoï le regardait comme une de ses œuvres capitales:
«Un de mes livres,—Pour tous les jours,—auquel j'ai la suffisance d'attacher une grande importance...» (Lettre à Jan Styka, 27 juillet-9 août 1909).
[246] Ces œuvres ont été publiées depuis la mort de Tolstoï. La liste en est longue. Nous relevons, parmi les principales: Le journal posthume du vieillard Féodor Kouzmitch, Le père Serge, Hadji-Mourad, Le Diable, Le Cadavre vivant, drame en douze tableaux, Le faux coupon, Alexis le Pot, Le journal d'un fou, La lumière luit dans les ténèbres, drame en cinq actes, Toutes les qualités viennent d'elle, petite pièce populaire, et une série d'excellentes nouvelles: Après le Bal, Ce que j'ai vu en rêve, Khodynka, etc.
Voir page 206, la Note sur les œuvres posthumes de Tolstoy.
Mais l'œuvre essentielle est le Journal intime de Tolstoï. Il embrasse une quarantaine d'années de sa vie, depuis l'époque du Caucase jusqu'à la veille de sa mort; et il paraît un des livres de Confessions les plus impitoyables qui ait été écrit par un grand homme. Paul Birukoff en a publié, en français, deux volumes: la période de 1846 à 1852, et celle de 1895 à 1899.
[247] Le titre russe de cette œuvre est: Une seule chose est nécessaire (Saint-Luc, XI, 41.)
[248] La plupart ont été, de son vivant, gravement mutilées par la censure, ou totalement interdites. L'œuvre circulait en Russie, jusqu'à la Révolution, sous la forme de copies manuscrites, cachées sous le manteau. Même aujourd'hui, il s'en faut que tout soit publié; et la censure bolchevike n'a pas moins été tyrannique que la censure tsariste.
[249] L'excommunication de Tolstoï par le Saint-Synode est du 22 février 1901. Elle fut motivée par un chapitre de Résurrection relatif à la messe et à l'Eucharistie. Ce chapitre, nous le regrettons, a été supprimé dans la traduction française de Wyzewa.