[98] Lettre à Fet, 1863 (Vie et Œuvre de Tolstoï).

[99] Confessions, trad. Bienstock.

[100] «Le bonheur de famille m'absorbe tout entier.» (5 janvier 1863.)—«Je suis si heureux! si heureux! Je l'aime tant!» (8 février 1863.)—Voir Vie et Œuvre.

[101] Elle avait écrit quelques nouvelles.

[102] Elle recopia, dit-on, sept fois Guerre et Paix.

[103] Aussitôt après son mariage, Tolstoï suspendit ses travaux pédagogiques, écoles et revue.

[104] Ainsi que sa sœur Tatiana, intelligente et artiste, dont Tolstoï aimait beaucoup l'esprit et le talent musical.

Tolstoï disait: «J'ai pris Tania (Tatiana), je l'ai pilée avec Sonia (Sophie Bers, comtesse Tolstoï), et il en est sorti Natacha». (Cité par Birukov.)

[105] L'installation de Dolly dans la maison de campagne délabrée;—Dolly et les enfants;—beaucoup de détails de toilette;—sans parler de certains secrets de l'âme féminine, que l'intuition d'un homme de génie n'eût peut-être pas suffi à pénétrer, si une femme ne les lui avait trahis.

[106] Indice caractéristique de la mainmise sur l'esprit de Tolstoï par le génie créateur: son Journal s'interrompt, treize ans, depuis le 1er novembre 1865, en pleine composition de Guerre et Paix. L'égoïsme artistique fait taire le monologue de la conscience.—Cette époque de création est aussi une époque de forte vie physique. Tolstoï est fou de la chasse. «A la chasse, j'oublie tout...» (Lettre de 1864.)—A une de ces chasses à cheval, il se cassa le bras (septembre 1864), et ce fut pendant sa convalescence qu'il dicta les premières parties de Guerre et Paix.—«En revenant de mon évanouissement, je me suis dit: «Je suis un artiste.» Et je le suis, mais un artiste isolé.» (Lettre à Fet, 23 janvier 1865.) Toutes les lettres de cette époque, écrites à Fet, exultent de joie créatrice. «Je regarde comme un essai de plume, dit-il, tout ce que j'ai publié jusqu'à ce jour.» (Ibid.)