[165] Le paysan révolutionnaire Bondarev eût voulu que cette loi fût reconnue comme une obligation universelle. Tolstoï subissait alors son influence ainsi que celle d'un autre paysan, Sutaiev: «Pendant toute ma vie, deux penseurs russes ont eu sur moi une grande action morale, ont enrichi ma pensée, m'ont expliqué ma propre conception du monde: c'étaient deux paysans, Sutaiev et Bondarev.» (Que devons-nous faire? p. 404.)
Dans le même livre Tolstoï fait le portrait de Sutaiev, et note une conversation avec lui.
[166] L'Alcool et le Tabac (trad. de Halpérine-Kaminsky, publiée sous le titre: Plaisirs vicieux, 1895). Titre russe: Pourquoi les gens s'enivrent.
[167] Plaisirs cruels, 1895 (Les Mangeurs de viande; la Guerre; la Chasse), trad. de Halpérine-Kaminsky. Titres russes: (Pour Les Mangeurs de viande): Le premier degré.—La Guerre est un extrait d'un ouvrage volumineux: Le royaume de Dieu est en nous (chap. VI).
[168] Il est remarquable que Tolstoï ait eu tant de peine à s'en défaire. C'était chez lui une passion atavique: il la tenait de son père. Il n'était pas sentimental, et il semble n'avoir jamais fait dépense de beaucoup de pitié pour les bêtes. Ses yeux pénétrants se sont à peine arrêtés sur les yeux, si éloquents parfois, de nos humbles frères,—à l'exception du cheval, pour qui, en grand seigneur, il a une prédilection. Il n'était pas sans un fond de cruauté native. Après avoir raconté la mort lente d'un loup, qu'il avait tué, en le frappant d'un bâton à la racine du nez, il dit: «Je ressentais une volupté, au souvenir des souffrances de l'animal expirant.» Le remords s'éveilla tard.
[169] Été 1878. Voir Vie et Œuvre.
[170] 18 novembre 1878. Ibid.
[171] Novembre 1879. Ibid., trad. Bienstock.
[172] 5 octobre 1881. Vie et Œuvre.
[173] 14 octobre 1881, ibid.