Mais un matin que je m'étais levée encore plus tôt que de coutume, en approchant de la porte qui était entr'ouverte, j'entendis un soupir étouffé. J'observai prudemment à l'intérieur, et, à ma profonde stupéfaction, je vis maître Charlie nu comme un ver, sauf sa chemise retroussée sous ses aisselles, étendu sur Jane également nue ; leurs lèvres étaient confondues, et, dans l'ardeur du rut, les jambes de ma soubrette étaient croisées sur le dos de son frère.

Mon premier mouvement fut de me retirer silencieusement comme j'étais venue, mais ce lubrique tableau me cloua au sol et je demeurai témoin volontaire du lascif engagement. Le membre viril du bel adolescent était presque aussi fort que celui de M. Aubrey mentionné dans ma dernière lettre ; il était raide comme un bâton et je ne pouvais en détacher mes yeux. Je le regardais se pousser dans le vagin, en sortir un peu et s'y plonger avec une fougue toujours croissante ; sa sœur l'encourageait et l'excitait en soulevant voluptueusement la croupe à chacune des poussées. La porte était presque au pied du lit et comme ils ne se doutaient guère de ma présence, je n'eus qu'à m'agenouiller pour observer la scène d'un bout à l'autre, sans être aperçue d'eux.

Je tremblais littéralement d'émotion. C'était la première fois que j'assistais à pareil spectacle, et le fait que les deux amants étaient frère et sœur me le rendait plus piquant encore. Ah! comme ils semblaient s'adorer et jouir l'un de l'autre! Leurs corps étaient comme soudés. Les lèvres du vagin de Jane semblaient littéralement sucer l'engin fraternel, elles le happaient, et, lorsqu'il se retirait, elles faisaient saillie en dehors comme pour l'empêcher de s'échapper. Trop vite à mon gré, la conclusion arriva, et tous deux se pâmèrent en une réciproque émission, au moment même où mon propre minet, trop surexcité, mouillait abondamment mes cuisses de sa virginale émission.

Pourpre, la tête en feu, en proie à une indescriptible émotion, je me retirai silencieusement, sans avoir été aperçue, bien résolue à punir maître Charlie de ses amusements incestueux avec sa sœur, et si possible, de l'accaparer pour ma jouissance personnelle.

La tentation fut irrésistible ; plus je voulais lutter contre cette obsession et la bannir de mes pensées, plus mon agitation augmentait ; je ne pouvais classer de ma mémoire le voluptueux tableau ; je brûlais de le reproduire pour mon propre compte et ce désir me tenaillait trop pour que ma vertu fût la plus forte.

C'était un dimanche matin, Mlle Fosse allait à Moorfields voir son confesseur et devait assister à une conférence l'après-midi. Aussi, dès que j'eus pris mon premier déjeuner, je dis à Jane et aux deux autres servantes qu'elles pourraient disposer de leur journée jusqu'à sept heures du soir, après m'avoir préparé un second déjeuner froid. Charlie resterait seul avec moi pour me servir si j'en avais besoin avec Margaret la cuisinière.

Quand tout le monde fut parti, sachant que Margaret aimait trop la société de ses casseroles pour franchir le seuil de sa cuisine, je sonnai mon page et lui dis de m'apporter un citron, de l'eau glacée, du sucre, etc. Voyant qu'il avait endossé ses beaux habits pour me servir, je lui dis : « Charlie, je suis heureuse de voir que vous soignez votre tenue, bien qu'il n'y ait personne à la maison.

Charlie (d'un ton modeste). — Mais vous, Miss, vous êtes ma maîtresse, et je tiens à vous prouver toute ma déférence, même si vous êtes seule.

Moi. — Vraiment, Monsieur! Vous me témoignez un bien grand respect et vous semblez à peine oser lever les yeux vers moi, comme si j'étais terrible à regarder ; mais j'ai quelques doutes à votre endroit. Allez donc me chercher, s'il vous plaît, un long paquet ficelé que vous trouverez sur la table de la bibliothèque.

Il revient bientôt, me tend l'objet et reste devant moi, attendant que je le congédie ou que je lui donne de nouveaux ordres. J'ouvre le paquet sous ses yeux et j'en tire une superbe verge que je fais siffler à ses oreilles. Il devient très rouge et a l'air un peu interdit : « Savez-vous à quoi cela sert, monsieur? lui dis-je.