Mieux que tout, qui se rappelle la mort de Royal, lorsque certain cheik pleura sur le corps du chien sans peur et sans reproche, comme il l'eût pu faire sur celui d'un fils—et, ce jour-là, ils ne chassèrent pas plus avant. La chronique mal faite en parla peu, mais, à la fin de leur seconde saison (quatre-vingt-seize renards au tableau), apparaît la sombre inscription: «Salement besoin d'infuser du sang nouveau. Ils commencent à écouter Beagle-boy.»


L'Inspecteur s'occupa de la chose dès qu'échut son congé.

«Rappelez-vous, dit le Gouverneur, qu'il faut nous procurer la meilleure race d'Angleterre... de vrais chiens de meute, du nanan... sans marchander. Mais ne vous en rapportez pas à vous seul. Présentez mes lettres d'introduction, et prenez ce qu'on vous donnera.»

L'Inspecteur présenta ses lettres dans un milieu où l'on fait grand cas des chevaux, plus encore des chiens de meute, et où l'on reçoit assez bien les gens qui savent ce que c'est qu'une selle. On se le passa de maison en maison, le fit monter suivant ses mérites, et le nourrit, après cinq années de côtelettes de bouc et de Worcester sauce, peut-être une idée trop plantureusement.

La demeure, ou château, où il opéra son grand coup n'importe guère. Quatre M.F.H. étaient présents à table; et, dans une heure d'épanchement, l'Inspecteur leur raconta des histoires de la Chasse de Gihon. Il conclut:

«Ben a dit que je ne devais pas m'en rapporter à moi seul à propos des chiens de meute; mais je pense, en tout cas, qu'il devrait y avoir un tarif spécial pour les bâtisseurs d'Empires.»

Dès que ses hôtes purent parler, ils le rassurèrent sur ce point.

«Et maintenant, racontez-nous encore une fois toute l'histoire de votre première exposition de chiots, dit l'un d'eux.

—Et celle du bouchage des terriers. Est-ce que tout cela était de l'invention de Ben? interrogea un autre.