Il leur en raconta de toutes les couleurs.

«Et te fais-tu ta part dans ses flacons de parfums? demanda Farag pour finir.

—Je suis son serviteur. Je lui en ai pris deux, répondit Abdul.

—Demande-lui, dit l'oncle de Farag, ce qu'il sait à propos de nos titres de propriété. Vous autres, les jeunes, vous êtes tous les mêmes.»

Il agita une des brochures. Mr. Groombride sourit de constater que la graine semée à Londres avait porté ses fruits sur les bords de Gihon. Voyez! Il n'était pas un ancien qui n'eût en main un exemplaire de la brochure.

«Il en sait moins qu'un buffle. Il m'a raconté sur le steamer qu'il avait été poussé à sortir de son pays par Demoh-Kraci, qui est un diable habitant les foules et les assemblées, dit Abdul.

—Allah soit entre nous et le Malin! caqueta une femme du fond de l'obscurité d'une hutte. Rentrez, enfants, peut-être a-t-il le Mauvais Œil.

—Non, ma tante, repartit Farag. Nul affligé de Dieu n'a le Mauvais Œil. Attendez le discours à pouffer de rire qu'il va débiter. Je l'ai entendu de la bouche d'Abdul.

—Ils m'ont l'air très prompts à saisir le point de vue. Où en êtes-vous, Abdul?

—Tout à l'histoire des coups, moussu. Eux très fort intéressés.