Il y a des indices infaillibles de prospérité commerciale.
L’Inde a pris fin depuis si longtemps que je ne suis pas même en état de parler des indigènes de l’endroit.
Tous sont Chinois, à moins qu’ils ne soient Français ou Hollandais ou Allemands.
Les gens peu au courant supposent que l’île est une possession anglaise. Le reste appartient à la Chine et au Continent, mais principalement à la Chine.
Je reconnus que je touchais aux frontières du Céleste-Empire quand je fus imprégné jusqu’à saturation de la fumée du tabac chinois, une herbe finement coupée, grasse, luisante, dont la fumée est telle qu’en comparaison, l’arome d’un huga fumé à la cuisine rappellerait tout un magasin de Rimmel.
La Providence me conduisit le long d’une plage, d’où la vue s’étendait à l’aise sur cinq milles couverts de navires, cinq milles où les mâts et les agrès ne formaient qu’une masse compacte, jusqu’à un endroit nommé l’hôtel Raffles.
La nourriture y est aussi bonne que les chambres sont mauvaises. Que le voyageur en prenne note. Mangez à l’hôtel Raffles et logez-vous à l’hôtel de l’Europe.
C’est ce que j’aurais fait sans l’apparition de deux grosses dames élégamment vêtues de chemises de nuit qui étaient assises les pieds posés sur une chaise.
A cette vue Joseph s’enfuit : mais il se trouva que c’étaient des dames hollandaises venues de Batavia, et que c’était là leur costume national jusqu’à l’heure du dîner.
— Puisque vous dites qu’elles avaient des bas et des toilettes de salon, vous n’avez point sujet de vous plaindre. Généralement elles ne portent qu’une chemise de nuit jusqu’à cinq heures, dit un homme versé dans les usages du pays.