Cela finit Dieu sait où.

Que le monde contienne des dames françaises, allemandes, italiennes, appartenant à l’Ancienne Profession, ce n’est guère surprenant, mais pour un homme qui a vécu dans l’Inde, c’est quelque chose de choquant que de rencontrer encore des Anglaises dans cette confrérie.

Lorsqu’un papa opulent envoie son fils et héritier faire le tour du monde pour se développer l’esprit, réfléchit-il, je me le demande, aux endroits où l’innocent va se promener sous la conduite d’amis également inexpérimentés.

Je suis porté à croire qu’il n’en est rien. Dans l’intérêt de l’opulent papa, et poussé par un désir sincère de voir ce qu’on nomme la vie et un enfer de première classe, je parcourus Hong-Kong pendant la durée d’une nuit.

Je suis enchanté de n’être point un heureux père pourvu d’un fils qui, la bride sur le cou, croit connaître toutes les ficelles.

Le vice doit être la même chose, à bien peu de différences près, dans toutes les parties du monde, mais si l’on veut le séparer du plaisir, il faut aller à Hong-Kong.

— Certes, tout a de plus beaux dehors, tout est mieux à Frisco, dit mon guide, mais nous trouvons que ce n’est pas trop mal pour l’Ile.

Ce fut seulement quand une grosse personne en robe de chambre noire se fut mise à réclamer à grands cris cette horrible drogue qu’on appelle « une bouteille de vin » que je commençai à comprendre toute la beauté de la situation.

J’étais en train de voir « la Vie ».

« La Vie » c’est une grande chose.