Puis, il chavire de nouveau.

Sa voix parcourt au galop toute la gamme pendant qu’il fait cette déclaration.

— Et c’est pourquoi cela fait toute la différence.

Il parle vaguement de menaces, de quelque chose à faire à l’égard des Hindous et des Mahométans, mais il n’est pas aisé de deviner ce qu’il veut dire.

Voici toutefois une phrase reproduite mot pour mot ; il n’est guère à présumer qu’elle reparaisse sous cette forme dans les journaux de Calcutta.

L’habit noir avait dit que si un indigène opulent disposait de huit votes, sa vanité le pousserait à se présenter aux guichets de vote, parce qu’il se sentirait bien supérieur à une demi-douzaine de gharriwans[4] ou de petits commerçants.

[4] Cochers de fiacre.

Qu’on se figure un gharriwan qui vote : il en est encore à apprendre comment on conduit.

Sur cela, le gentleman à l’étoffe blanche, de dire :

— Alors la chose qu’on regrette est que les électeurs influents ne prennent pas la peine de voter ? Selon mon humble opinion, s’il en est ainsi, adoptez des bulletins de vote. C’est la façon convenable pour leur répondre. De la même façon — l’association commerciale de Calcutta — vous abolissez toute pluralité des votes et c’est la bonne façon de leur répondre.