— C’est assez aisé à comprendre, et vous le comprendrez, quand vous n’auriez vu qu’une petite partie de la ville. Les indigènes couchent en plein air, dorment en plein air de tous les côtés, et il y a des endroits qui sont de véritables garennes à lapins. Attendez d’avoir vu le Bazar Machua.

Eh bien, outre les petits vols et le cambriolage, nous avons de grosses affaires de faux en écriture, d’escroqueries, qui nous obligent à lutter d’ingéniosité avec les ressources d’un Bengali.

Lorsqu’un coquin bengali travaille à quelque canaillerie qui est à son goût, c’est bien l’être le plus retors que vous puissiez désirer.

Il vous organise des coups qu’on est un an à élucider.

Puis il y a les assassinats dans les maisons mal famées. Ce sont des choses fort curieuses.

Vous verrez la maison où fut tué Sheikh Babou et vous comprendrez.

Les Sections du Bazar Burra et de Josa Bagan sont les deux pires pour les gros crimes, mais Colootollah est celle qui donne le plus de tintoin.

Voici Colootollah, là-bas, cette tache sombre sur la limite de la région éclairée.

Cette section fourmille de délits qui roulent sur une valeur d’un demi-penny à deux pence.

Ils tiennent nos hommes occupés toute la nuit et leur arrachent des jurons.