LE CAP. G. — Je me demandais s’il me faudrait me servir de béquilles pour le reste de mes jours au cas où vous me marcheriez sur les pieds.

MISS T. — Fort probablement. Pourquoi ne pas changer la onzième pour un quadrille ?

LE CAP. G. — Non, je vous en prie ! Il faut que ce soient deux valses. Ne voulez-vous pas les marquer ?

MISS T. — Je ne reçois pas tant d’invitations que je doive les embrouiller. Ce sera vous le coupable.

LE CAP. G. — Attendez pour voir ! (A part.) Elle ne danse pas parfaitement, peut-être, mais…

MISS T. — Votre thé doit être froid maintenant. En voulez-vous une autre tasse ?

LE CAP. G. — Non, merci. Ne trouvez-vous pas qu’il fait plus agréable dehors sous la verandah. (A part.) Je n’ai jamais vu encore de cheveux prendre cette couleur au soleil couchant. (Haut.) C’est comme un tableau de Dicksee.

MISS T. — Oui ! c’est un merveilleux coucher de soleil, n’est-ce pas ? (Crûment.) Mais qu’est-ce que vous savez, vous, des tableaux de Dicksee ?

LE CAP. G. — Je retourne en Angleterre de temps en temps. Et je n’étais pas sans connaître les musées. (Nerveusement.) Il ne faut pas croire que je ne suis qu’un Philistin à… moustache.

MISS T. — Je vous en prie ! Je vous en supplie ! Je suis si fâchée de ce que je vous ai dit tout à l’heure. J’ai été affreusement impolie. C’est parti sans y penser. Est-ce que vous ne connaissez pas la tentation que l’on a parfois de dire des choses horribles et offensantes pour le seul plaisir de les dire ! J’ai peur d’y avoir cédé.