CURTISS. — Il y a quelque chose là-dedans. C’était quelque peu remarquable, maintenant que vous en parlez. Mais elle est à Naini Tal et il est à Simla.

ANTHONY. — Il lui a fallu aller à Simla pour piloter un globe-trotter de sa famille… un personnage titré, oncle ou tante.

BLAYNE. — Et c’est là qu’il s’est fiancé. Il n’y a pas de loi qui empêche un homme de se fatiguer d’une femme.

ANTHONY. — Sauf qu’il ne doit pas le faire tant que la femme n’est pas fatiguée de lui. Et ce n’était pas le cas de la Herriott.

CURTISS. — Il se peut qu’elle le soit maintenant. Deux mois de Naini Tal accomplissent des prodiges.

DOONE. — C’est curieux comme il y a des femmes qui portent un sort avec elles. Il y avait une certaine Mrs. Deegie, dans les provinces du centre, que les hommes finissaient invariablement par quitter pour se marier. C’était passé en proverbe parmi nous quand j’étais là-bas. Je me souviens de trois hommes qui étaient éperdument à sa dévotion, et qui, tous, l’un après l’autre, prirent femme.

CURTISS. — C’est bizarre. Pour moi, j’aurais pensé que l’influence de Mrs. Deegie devait les pousser à prendre les femmes des autres. Cela aura dû leur inspirer la crainte du jugement de la Providence.

ANTHONY. — Mrs. Herriott inspirera à Gaddy la crainte de quelque chose de plus que le jugement de la Providence, j’imagine.

BLAYNE. — En supposant que les choses soient comme vous dites, ce serait un imbécile d’aller affronter cette femme. Il ne bougera pas de Simla.

ANTHONY. — Serais pas le moins du monde surpris qu’il s’en aille à Naini s’expliquer. C’est une espèce d’homme incompréhensible, et, quant à elle, c’est probablement une femme plus qu’incompréhensible.