LE CAP. G. — Déshonneur, alors. Elle n’est pas ce que vous imaginez. Je voulais…

MRS. H. — Ne me parlez pas d’elle ! Elle ne saurait vous aimer, et lorsque vous reviendrez, après vous être donné en spectacle, vous me trouverez occupée de…

LE CAP. G. (insolemment). — Vous ne pourriez pas tant que je suis vivant. (A part.) Si cela n’appelle pas son orgueil à la rescousse, rien ne le fera.

MRS. H. (se redressant). — Je ne pourrais pas ? Moi ? (S’adoucissant.) Vous avez raison. Je ne crois pas que je le pourrais… malgré tout ce que vous êtes… un lâche et un menteur jusque dans la moelle.

LE CAP. G. — Cela ne blesse pas autant après votre petit cours… avec démonstrations.

MRS. H. — Une montagne de vanité ! Rien ne vous touchera-t-il donc jamais en cette vie ? Il doit y avoir une Vie Future quand ce ne serait que pour le bénéfice de… Mais vous ne la partagerez avec personne.

LE CAP. G. (par-dessous ses sourcils). — En êtes-vous si certaine ?

MRS. H. — J’aurai eu mon enfer en cette vie, et je l’aurai bien mérité.

LE CAP. G. — Mais l’admiration sur laquelle vous insistiez si fort, il y a un instant ? (A part.) Oh ! quelle brute je fais !

MRS. H. (d’un ton farouche). — Cela me consolera-t-il de la connaissance que j’aurai que vous allez à elle avec les mêmes mots, les mêmes arguments, et les… les mêmes noms d’amitié que ceux dont vous vous êtes servi pour moi ? Et si elle vous aime, vous rirez tous deux de mon histoire. Serait-ce un châtiment assez lourd même pour moi… même pour moi ?… Et tout cela pour rien. Autre châtiment !