LE CAP. M. (à part). — Si tôt ! (Haut.) Capitaine Gadsby, je vous ordonne de manger votre déjeuner, et un sacré bon déjeuner encore. Ces airs et ces grâces de jeune épousée ne prennent pas avec moi !

Il conduit G. au rez-de-chaussée, et reste debout derrière lui pendant qu’il mange deux côtelettes.

LE CAP. G. (qui a regardé trois fois à sa montre dans les cinq dernières minutes). — Quelle heure est-il ?

LE CAP. M. — L’heure de venir faire un tour. Allume.

LE CAP. G. — Voilà dix jours que je n’ai fumé, et je ne vais pas commencer maintenant. (Il prend le cheroot dont M. a coupé le bout pour lui, et souffle voluptueusement la fumée par les narines.) Nous n’allons pas descendre le Mall, n’est-ce pas ?

LE CAP. M. (à part). — Ils sont tous pareils dans ces moments-là ? (Haut.) Non, ma vestale. Nous allons prendre la route la plus tranquille que nous puissions trouver.

LE CAP. G. — Des chances de la rencontrer ?

LE CAP. M. — Pauvre innocent ! Non ! Viens, et si tu as besoin de moi pour les obsèques finales, ne m’enlève pas l’œil avec ta canne.

LE CAP. G. (se retournant brusquement). — Dis-moi, n’est-ce pas la plus charmante créature qui ait jamais existé ? Quelle heure as-tu ? Qu’est-ce qui vient après « voulez-vous prendre pour épouse » ?

LE CAP. M. — On cherche l’anneau. Rappelle-toi qu’il sera au bout du petit doigt de ma main droite, et fais bien attention à la façon dont tu le tireras, car j’aurai les honoraires du sacristain quelque part dans mon gant.