LE CAP. G. (à part). — Elle ne sait pas comme elle m’a fouetté au sang. (Haut, se penchant sur la chaise.) Je n’ai pas eu l’intention d’être dur, ma chère amie… non, vraiment. Vous pouvez rester ici aussi longtemps que voulez et faire ce que vous voulez. Ne pleurez pas comme cela. Vous allez vous rendre malade. (A part.) Que diable a-t-il pu lui arriver ? (Haut.) Ma chérie, qu’est-ce que vous avez ?
MRS. G. (le visage toujours caché). — Laissez-moi m’en aller… laissez-moi m’en aller dans ma chambre. Seulement… seulement dites-moi que vous n’êtes pas fâché contre moi.
LE CAP. G. — Fâché contre vous, amour ! Cela va sans dire que non. C’était contre moi-même que j’étais fâché. C’est le harnachement qui m’avait fait sortir de mon caractère… Ne vous cachez pas le visage, chaton. Il faut que je l’embrasse.
Il se penche plus près, MRS. G. lui glisse le bras droit autour du cou. Plusieurs intermèdes et beaucoup de sanglots.
MRS. G. (tout bas). — Ce n’était pas des confitures que je voulais vous parler quand je suis entrée pour vous dire…
LE CAP. G. — Peste soit des confitures et du harnachement ! (Intermède.)
MRS. G. (encore plus faiblement). — Mon doigt n’était pas brûlé du tout. Je… je voulais vous parler de… de… de quelque chose autre, et… je ne savais pas comment.
LE CAP. G. — Dites, alors. (La regardant au fond des yeux.) Hein ? Quo-oi ? Minnie ! Voyons, ne vous en allez pas ! Vous ne voulez pas dire ?
MRS. G. (hors d’elle, reculant jusqu’à la portière et se cachant le visage dans ses plis). — Les… les Presque Inévitables Conséquences !
Elle s’enfuit par la portière tandis que G. essaie de l’attraper et s’en va se verrouiller dans sa chambre.