Une fois il était un…

Mais nous conterons cela un autre jour.

Les Shikarris Shikarrifièrent le Ver avec persévérance, et il supporta tout sans sourciller.

Il était si bon, si désireux de s'instruire; il devenait d'un rouge si vif qu'on coupa court à son dressage et qu'il fut abandonné à lui-même par tout le monde, excepté par le doyen des sous-officiers, qui persista à faire de la vie un lourd fardeau pour le Ver.

Le doyen des sous-officiers ne voulait pas être méchant, mais ses blagues étaient grossières, et il ne savait pas toujours s'arrêter où il fallait.

On lui avait fait attendre longtemps sa compagnie, et cela vous aigrit toujours un homme.

Et en outre, il était amoureux, ce qui le rendait pire.

Un jour, après avoir emprunté la carriole du Ver pour une dame qui n'avait jamais existé, il s'en était servi lui-même pendant toute la soirée, lui avait envoyé un billet qui était censé venir de la dame.

Comme il contait la chose au mess, le Ver se leva et dit de sa voix tranquille, féminine:

—C'était une jolie farce, mais je parie un mois de ma solde, contre votre premier mois de solde, quand vous aurez votre nomination, de vous en jouer un, de tour, dont vous vous souviendrez pendant toute votre vie, et qui se contera encore dans le régiment quand vous serez mort ou cassé.