Il répliqua d'un ton calme:
—Le Jeune Garçon est seul, en tête à tête avec lui-même depuis… une, deux… cinq… quatorze heures, maintenant. Je vous le répète, je ne suis pas tranquille.
Cette inquiétude me gagna, et moi aussi je me mis à fouetter le poney.
Quand nous arrivâmes à la maison des champs de l'ingénieur du canal, le major héla le domestique du Jeune Garçon, mais sans obtenir de réponse. Alors nous approchâmes, et nous appelâmes le Jeune Garçon par son nom.
Toujours pas de réponse.
—Oh! il est parti à la chasse, fis-je.
Juste alors, je vis par une des fenêtres une petite lampe de jardin qui brûlait.
Il était quatre heures de l'après-midi.
Tous deux nous nous arrêtâmes court sous la vérandah, retenant notre souffle pour ne pas perdre le moindre bruit, et nous entendîmes dans l'intérieur de la pièce les brr-brr-brr d'une multitude de mouches.
Le major ne dit mot, mais il enleva son casque, et nous entrâmes.