Je n'ai jamais rien vu en ma vie qui fût aussi peu anglais.
Finalement, Saumarez dit qu'il nous fallait retourner à la station, sans quoi la station viendrait nous chercher, et… aurais-je la bonté d'accompagner à cheval Maud Copleigh pendant le retour?
—Rien ne me serait plus agréable, répondis-je.
En conséquence, on se forma en six couples, et l'on repartit deux par deux pendant que Saumarez marchait à pied à côté de miss Édith Copleigh, à qui il avait donné son cheval.
Le ciel s'était éclairci, et peu à peu, à mesure que le soleil s'élevait, je sentis que nous redevenions tout doucement des hommes et des femmes ordinaires et que le grand pique-nique détente était une chose tout à fait à part, une chose extraterrestre, une chose qui ne se reproduirait plus.
C'était parti avec l'ouragan de poussière, avec les vibrations de l'air brûlant.
Je me sentais éreinté, fourbu et quelque peu honteux de moi-même lorsque j'allai prendre un bain et dormir un peu.
Il y a une version féminine de cette histoire, mais elle ne sera jamais écrite… à moins qu'il ne prenne fantaisie à Maud Copleigh de l'écrire.
LE SAUVETAGE DE PLUFFLES
Ainsi pendant une saison elles se battirent à armes égales, elle et sa cousine Mary. Pleines de tact, de talent, de bonhomie, elles furent des adversaires accomplies. Mais qu'on ne compare jamais des batailles entre hommes avec les implacables rencontres entre femmes.
(Deux et un)