Le conducteur du tonga dit:

—Le sahib est mort à deux stations de Solon. C'est pourquoi je l'ai attaché avec une corde, pour l'empêcher de tomber en route, et nous sommes arrivés comme cela à Simla. Est-ce que le sahib me donnera le buckshih[14]?… Cet Autre-là, ajouta-t-il, en me montrant le défunt, aurait dû donner une roupie.

[14] Pourboire.

L'Autre, toujours assis, avait l'air de ricaner, comme s'il trouvait des plus plaisantes sa façon d'arriver.

Quant à mistress Schreiderling, toujours dans la boue, elle laissa échapper un gémissement.

Il n'y avait au bureau que nous quatre, et il pleuvait à verse.

La première chose à faire était de ramener mistress Schreiderling chez elle; la seconde était de s'arranger pour que son nom ne fût pas mêlé à l'affaire.

Le conducteur du tonga reçut cinq roupies pour aller au bazar chercher un rickshaw destiné à mistress Schreiderling; ensuite il parlerait au babou du tonga, au sujet de l'Autre, et le babou arrangerait la chose le mieux possible.

Mistress Schreiderling fut portée sous le hangar à l'abri de la pluie, et nous attendîmes le rickshaw pendant trois quarts d'heure.

Quant à l'Autre, on le laissa tout juste comme il était arrivé.