Demi-dragme de racine de serpentaire de virginie; dix grains de camphre; ce qui faut de rob de sureau pour faire un bol.
S'il y avoit diarrhée trop forte, on substitueroit le diascordium au rob de sureau.
No. 41.
La Thériaque des pauvres. Elle est connue de tous les Apoticaires, quoiqu'ils ne la tiennent pas tous. La prise est d'un quart d'once.
Elle seroit plus efficace si on la préparoit de la façon suivante. De racine d'aristoloche ronde, de racine d'helenium ou aunée, de mirrhe & de conserve de genievre, de chacune parties égales, en ajoutant ce qu'il faudroit de sirop d'écorce d'oranges, pour qu'elle ne fût pas trop épaisse.
No. 42.
Le premier des trois remedes, est celui [No. 36].
Le second. Prenez de petite centaurée, d'absinthe, de mirrhe, le tout en poudre, de conserve de genievre, de chacun parties égales; de sirop d'absinthe, ce qu'il faut pour faire un opiate épais. La prise est d'un quart d'once. On les prend dans le même ordre que les prises de quinquina.
Le troisieme. Prenez de racine de calamus aromaticus, de celle d'aunée, de chacune deux onces; de petite centaurée, une poignée; de limaille de fer qui ne soit point rouillée, deux onces; de vin vieux blanc, trois chopines.
L'on pile grossierement les racines, on hache l'herbe, on met le tout dans une bouteille à large col, sur des cendres, sur un fourneau, derriere une plaque, afin qu'il soit toujours chaud; on laisse infuser pendant vingt-quatre heures, en remuant cinq ou six fois; on le laisse reposer & on passe. La dose est d'une tasse, de quatre en quatre heures, quatre fois par jour, une heure avant le repas.