Des Anges, ce soir-la, dans l'ombre descendirent,
Pour chercher une sœur et l'emporter aux Cieux;
Sur leurs ailes d'azur, joyeux, ils la ravirent,
Et l'Enfant-Dieu, Jésus, accourait devant eux.
Des Vierges étaient là, pour faire sa conquête,
Et l'ardeur du triomphe en leurs yeux éclatait;
Toutes la regardaient avec un air de fête,
La Vierge Immaculée aussi lui souriait!...
Et, ses liens rompus, parut au milieu d'elles,
Thérèse, belle et jeune, et d'un œil enflammé;
Seule, elle avait le front orné de fleurs nouvelles,
Plus brillantes que l'aube aux premiers jours de mai.
Cette épouse choisie, âme pure et sereine,
Déjà pleine de jours, allait chercher au Ciel,
Au Ciel impatient de la proclamer reine,
De son ardent amour le salaire éternel...
. . . . . . . . . . . . .
Belle ROSE EFFEUILLÉE autrefois sur la terre,
Nous courons à l'odeur de tes parfums si doux.
Toi qui compris l'Amour, donne-nous ta lumière,
Jette encor de Là-Haut tes pétales sur nous!
APPENDICE
«Je vous bénis, mon Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces choses aux savants et aux sages, et que vous les avez révélées aux plus petits.»
Luc., x, 21.