J'ai la consolation d'écrire à Votre Révérence ce qui suit:

Une de nos sœurs, âgée de trente et quelques années, était reconnue tuberculeuse par le médecin qui lui donnait, tout au plus, deux ans de vie.

Nous commençâmes une neuvaine à l'Immaculée Conception par l'intercession de votre aimable petite sainte, et nous la terminâmes le 20 septembre par la sainte Communion.

La malade, se voyant dans le même état, me dit: «Ma Mère, le 30 de ce mois, c'est l'anniversaire de la mort de la petite Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus. Ce jour-là, je crois qu'elle fera quelque chose pour moi.»

Voyant sa confiance, nous recommençâmes une neuvaine et, le lendemain du dernier jour, je fis appeler le docteur qui, après avoir ausculté notre chère sœur, me dit tout surpris: «Mais elle est beaucoup mieux!»

Cependant, je croyais qu'il fallait un certain temps pour constater une guérison complète. Ces jours derniers, je la fis donc examiner de nouveau. Après l'auscultation, le médecin se tourna vers moi et me dit: «Il n'y a plus rien, elle est guérie!» Il me promit volontiers le certificat que je vous envoie. Vous y lirez que: «Cette guérison, si prompte, lui paraît étrange et merveilleuse.»

Je ne puis vous dire, ma Révérende Mère, avec quel bonheur et quelle reconnaissance nous avons récité, au chœur, un Te Deum et un Magnificat en actions de grâces.

Chère petite Sr Thérèse de l'Enfant-Jésus, combien nous l'aimons!

Sr T., prieure.

Suit le certificat du médecin.